Rencontres

Delphine Caloni

Directrice du Développement et de la Communication chez Aubry-Cadoret

Complice des tables d’exception comme des histoires familiales qui s’écrivent sur plusieurs générations, la Maison Aubry-Cadoret ne cesse de se renouveler et signe de nouvelles collections aux lignes graphiques et épurées.

Maison de Haute Orfèvrerie française fondée en 1890, l’entreprise parisienne perpétue un savoir-faire unique depuis plus d’un siècle. Détentrice du label « Entreprise du patrimoine vivant », la Maison possède par ailleurs l’exclusivité de la licence « Le petit prince », pour les produits.

 

Créé en 1890 par Gustave Aubry, un antiquaire parisien qui cédera l’entreprise familiale à son neveu Gustave Aubry, le nom d’Aubry-Cadoret s’inscrit aujourd’hui comme l’un des derniers héritiers de la tradition de Haute Orfèvrerie française. Perpétuant 130 ans de savoir-faire, l’orfèvre doit sa notoriété à la réalisation de modèles originaux inspirés de pièces anciennes, à une fabrication artisanale héritée de méthodes traditionnelles et à un niveau de qualité exceptionnel. Bénéficiant aujourd’hui de la fidélité de familles clientes depuis presque cinq générations, Aubry-Cadoret fait de l’authenticité et des traditions familiales ses valeurs fondamentales. La Maison s’illustre aujourd’hui dans la création de plateaux, porte-couteaux, rond de serviette, timbales de naissance et décoratives, couverts et couverts de service, vide-poches… Pour répondre aux envies des férus d’art de la table, entre artisanat et approche contemporaine.

Rencontre avec Delphine Caloni, Directrice du Développement et de la Communication de la Maison.

Crédit photo : Aubry-Cadoret

Quels savoir-faire la Maison Aubry-Cadoret perpétue-t-elle depuis plus d’un siècle ?

 La Maison Aubry-Cadoret perpétue le savoir-faire de l’orfèvre qui restaure, crée, fabrique avec une grande qualité des pièces d’argenterie du quotidien, mais également des pièces exceptionnelles, comme les calices ou les croix de procession. Nous travaillons par exemple régulièrement avec un collège religieux pour lequel nous restaurons de nombreuses pièces. Nous venons également de créer avec notre orfèvre une toute nouvelle ligne de plateaux, de dessous de bouteille, dessous de plat et porte-couteaux en bois et métal argenté. Cette collection, appelée « Ligne 1925 » compte également des timbales en métal argenté dont une partie est martelée à la main.

Quels sont vos produits best-sellers dans le domaine des arts de la table ?

L’ADN de la maison, c’est à la fois les couverts puisque nous fabriquons toujours des couverts en métal argenté, voire en argent massif, mais également les timbales de décoration comme de baptême. Parmi nos lignes de couverts, il y a des modèles intemporels qui fonctionnent toujours, comme les lignes « Vieux Paris », «  Nouvelle France » qui est un peu art déco, ou encore la ligne « Perles » qui séduit par son classicisme.

Comment vos collections s’adaptent-elles à l’art de vivre du XXIe siècle ?

Il faut à la fois anticiper et créer l’envie. Créer l’envie cela consiste à mélanger des matériaux, revenir à des choses anciennes qui avaient bien marché et les réactualiser, sentir ce qui est dans l’air du temps. On voit par exemple que les motifs art déco avec leurs lignes graphiques et épurées sont vraiment dans les tendances actuelles, ou que le métal argenté est de plus en plus plébiscité car il est facile à vivre, plus vous l’utilisez moins il se ternit et plus il devient beau !

Crédit photo : Aubry-Cadoret

Quelle place occupe l’orfèvrerie dans les arts de la table aujourd’hui ?

Les gens reviennent de plus en plus vers l’argenterie parce qu’ils en ont assez des objets bon marché que tout le monde peut avoir. Ils ont envie de recevoir dans de jolies conditions, avec des objets qui vont perdurer. Les générations de clients se suivent et nous observons un vrai désir de transmission de ces pièces d’orfèvrerie qui font partie de l’histoire familiale, aux générations futures. C’est très touchant de s’associer à cela.

Qu’apporte de plus l’orfèvrerie sur une table ?

 Il ne manque plus grand-chose à une table qui est dressée avec de jolis couverts en argent ! C’est aussi une volonté de montrer la richesse du savoir-faire français

Selon vous, quels sont les secrets de la table idéale ?

Simplicité, mais élégance ! Une table réussie, c’est une table où les convives ont de la place, où il y a une harmonie entre des formes plus géométriques et plus rondes. J’évite les couleurs agressives, les fleurs doivent être assorties, les bougies sont couleur ivoire pour plus de douceur, et enfin, que rien n’empêche les convives de se parler. Il faut que l’on se sente chez soi et qu’avant de s’asseoir, les convives se disent que c’est une jolie table. Cela veut dire que l’on a réussi à créer à quelque chose d’harmonieux, afin que les invités se sentent bien et à l’aise.